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Avignon, ses remparts, son centre historique, son incontournable pont… Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, l’ancienne Cité des papes vaut à elle seule le détour. Tous les ans depuis 1947, elle accueille un rendez-vous incontournable de la saison culturelle, le Festival d’Avignon qui cette année lève son rideau le 7 juillet. Une deuxième bonne raison pour partir à la découverte de cette ville magnifique devenue théâtre.
Fondé en 1947 par Jean Vilar, acteur et metteur en scène, le Festival d’Avignon est devenu l’une des plus importantes manifestations internationales du spectacle vivant contemporain. Réunissant comédiens, artistes, professionnels, passionnés et profanes dans un cadre de rêve, magnifié par l’art vivant, il reçoit chaque année plus de 150.000 spectateurs.
A l’origine, Jean Vilar conçoit le festival comme la rencontre d’un lieu d’histoire et de la création théâtrale. Dès la première année, il joue « La tragédie du Roi Richard II » de Shakespeare, pièce jusque-là inédite en France et propose des oeuvres d’auteurs contemporains : Paul Claudel et Maurice Clavel. Le tout dans la Cour d’honneur du Palais des papes. Une audace qui lui permet de donner un nouveau souffle au théâtre, loin des petites salles parisiennes. Sur un plateau nu, sous les étoiles, les acteurs bougent, les couleurs éclatent, les textes emportent, la musique sonne, n’empêchant ni la rigueur ni l’exigence.
Depuis, le Festival d’Avignon n’a cessé de s’épanouir, avec toujours comme principe de base la rencontre entre la création artistique et un large public, qui se délecte désormais du festival « off ». Le pendant non-officiel de l’événement, jeune et imprévisible, est porté par près de 700 compagnies, qui viennent de leur propre initiative et se produisent dans une centaine de lieux différents dans toute la ville.
Cette année, la programmation du festival est, comme de coutume, très riche, entre créations originales et classiques. Le Palais des papes sera notamment le décor de « Papperlapapp », la nouvelle création théâtrale et musicale de Christoph Marthaler. Il servira ensuite de décor au « Destin tragique du roi Richard II », pièce qui fut à l’origine du Festival en 1947 et sera mise en scène par Jean-Baptiste Sastre dans une nouvelle traduction, avec Denis Podalydès dans le rôle-titre. De nombreux hommages à la littérature aussi avec « L’Homme sans qualités » de Musil, « Le Procès » de Kafka, « Baal » de Brecht et, comme un écho plus récent, « Délire à deux » de Ionesco.
La musique traversera également cette édition, via notamment les concerts de Pascal Dusapin et de Rodolphe Burger, qui orchestrera par ailleurs un grand bal du 14 juillet sous le pont d’Avignon.
La cour d’honneur du Palais des papes, le Théâtre municipal, le Cloître des Carmes, la Chapelle des Pénitents blancs, le Cloître des Célestins, la Carrière Boulbon, la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon… Chaque site constituant le patrimoine architectural d’Avignon transformé en de multiples scènes, c’est l’occasion de découvrir la ville sous un jour unique.
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