Avec les GPS MIO
La capitale nordiste est réputée pour sa joie de vivre et ses manifestations culturelles. À l’approche de Noël, pourquoi ne pas y passer un week-end, histoire de profiter des décorations, de la grande roue et du marché de Noël ? Première étape : la Grand’Place.
Point de départ : le centre-ville. Incontournable. Parmi les Lillois d’origine ou d’adoption, qui ne s’est jamais donné rendez-vous près de la fontaine de la Grand’Place, également baptisée place du Marché, place de la Déesse ou place du Général de Gaulle ? Peut-être s’appellera-t-elle un jour place des Rendez-Vous…
Il suffit de tourner sur soi-même comme les aiguilles d’une horloge pour apprécier toute la richesse de cette place. Un concentré d’architectures flamandes dont on ne se lasse jamais. La doyenne des lieux, la Vieille Bourse – dont la date de naissance se dévoile pudiquement entre parenthèses (1653) – est ornée de fleurs de lys, de cornes d’abondance et des Lions de Flandres.
Cette ancienne place, où se déroulaient les transactions, se divise en vingt-quatre maisons. En haut de chacune d’elles, est incrusté le logo d’une entreprise mécène qui a participé à la restauration du monument. À l’intérieur du cloître, des têtes de chats et de poissons toisent les personnages célèbres qui épient discrètement les bouquinistes et les joueurs d’échecs.
Retour aux côtés de la Déesse, maîtresse des lieux qui contemple chaque hiver l’éclosion de la Grande Roue. Construit en 1717, l’actuel Théâtre du Nord, coiffé d’un soleil, était autrefois la Grand’Garde où logeaient les officiers du roi. À sa gauche, les murs de la Voix du Nord sont percés de vingt-huit fenêtres rappelant les vingt-huit éditions d’autrefois. Tout en haut du pignon à escaliers, les trois provinces personnifiées (l’Artois, la Flandre et le Hainaut) narguent la Déesse. À Lille, il faut se promener le nez en l’air.
Beaucoup d’assoiffés de lecture s’abreuvent au Furet du Nord, la plus grande librairie du monde en 1992. Aujourd’hui, elle occupe le troisième rang mondial mais reste toujours un temple de la culture. Lille attire aussi les inconditionnel(le)s du lèche-vitrine : les boutiques se succèdent à la chaîne dans les rues de Béthune, des Tanneurs ou du Sec Arembault renommée rue du Beau Hareng Sec par les farceurs. Attention, la carte bleue risque de chauffer !

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