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Première étape de notre série en dix épisodes consacrée aux plus beaux Châteaux de la Loire : Azay-le-Rideau. Si, comparé à Chambord ou Chenonceau, il n’est ni le plus impressionnant, ni le plus original des Châteaux de la Loire, Azay, bâti sur une île au beau milieu de l’Indre, est sans nul doute l’un des plus charmants. Au point d’afficher son reflet dans les eaux qui le ceinturent.
Le château d’Azay-le-Rideau tel qu’il apparaît aujourd’hui fut édifié à partir de 1518, sur l’emplacement d’un château-fort appartenant à l’un des seigneurs du lieu : Ridel (ou Rideau) d’Azay, chevalier de Philippe Auguste. Cette forteresse, érigée aux alentours de 1119, avait pour principal objet de protéger les villes toutes proches de Chinon et Tours.
Brulé en 1418 par Charles VII, la place forte est remplacée par une demeure toute en finesse, véritable chef-d’oeuvre de la Renaissance française.
Voulue par Gilles Berthelot, maire de Tours et trésorier de François Ier, l’architecture du nouveau château, achevé en 1523, allie les charmes de la tradition française à la rigueur de l’ordonnancement à l’italienne. Tandis que la cour est dominée par le grand escalier ouvert, les harmonieuses façades extérieures offrent leur reflet à la rivière. A la fin du XVIIe siècle, le marquis de Vassé apportera une magnificence nouvelle à Azay, avec la construction de superbes écuries, inspirées de celles de Versailles.
Petit joyau des prémices de la Renaissance française, orné d’une dentelle de pierre ciselée, le château se para au cours des siècles et des générations d’une entrée inspirée de celle de Vaux-le-Vicomte et d’un parc à l’anglaise, sans jamais perdre son intégrité et sa majesté.
Balzac ne manqua d’ailleurs pas d’éloges à son égard, qualifiant Azay-le-Rideau de « diamant taillé à facettes serti par l’Indre ».
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