Avec les GPS MIO
Père, inventeur, chef de file, les qualificatifs ne manquent pas pour démontrer que Monet est l’alpha et l’omega de l’impressionnisme. Plus de 20 ans se sont écoulés depuis la dernière rétrospective de ce grand maître de la peinture française. L’injustice est désormais réparée puisque les Galeries Nationales du Grand Palais lui consacrent une exposition événement, à l’occasion de laquelle plus de 200 œuvres sont données à voir au public.
Avec « Impression Soleil Levant », en quelques coups de pinceaux léchés et une inspiration géniale, Claude Monet a ouvert la voie à un courant de peinture : l’impressionnisme. Né en 1840 à Paris, Monet n’a cessé, en plus de 60 ans de peinture, de tenter de reproduire le mouvement insaisissable et indolent de la nature. De la Normandie de sa jeunesse aux bords de Seine de la banlieue parisienne, en passant par la Creuse et Belle-Île-en-mer, le maître a sondé l’âme humaine et tenté de percer le mystère des paysages changeants de la France.
Il a finit, en 1890, par poser son chevalet à Giverny, paisible havre où il puisait l’inspiration dans un jardin luxuriant, dont il étudiait minutieusement chaque changement dû à la saison ou la luminosité. Il a notamment immortalisé les nénuphars de son étang dans un cycle de tableaux qui restera pour la postérité les virtuoses « Nymphéas ». Son œuvre reste marquée par cette obstination à immortaliser la fugacité de la lumière et des sensations.
La rétrospective du Grand Palais est organisée selon des axes thématiques et chronologiques, qui retracent sa carrière picturale allant des premières années aux chefs-d’œuvre des derniers jours.

Deux cent tableaux issus de 60 musées internationaux et de collections privées sont présents. Le grand absent parmi les stars reste « Impression Soleil Levant » dont le musée monégasque Marmottan n’a pas souhaité se dessaisir. Le public peut toutefois admirer quelques trésors de l’impressionnisme, des tableaux fondamentaux du peintre, comme « Les Nymphéas », « le Déjeuner sur l’Herbe » ou « le Parlement ».
Mais elle apporte également un éclairage nouveau sur l’œuvre du maître, le donnant à voir comme un témoin privilégié de son temps, qui pose un regard précurseur et juste sur son époque.
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