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Née au XIXème siècle, Deauville a constamment enrichi et renouvelé son patrimoine depuis sa fondation, mettant en évidence une grande diversité de genres architecturaux, et notamment des villas qui sont souvent de véritables chef-d’oeuvres. Cette multiplicité de styles et de caractères ont forgé la personnalité unique de la ville.
La création en 2005 d’une Zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager (ZPPAUP) a permis de mettre en lumière la valeur patrimoniale de la ville. Ainsi, 555 bâtiments sont désormais protégés. L’objectif de cette zone n’est pas de figer la ville dans l’histoire, mais de l’aider à continuer son développement de façon harmonieuse, dans le respect de son identité, en révélant et en valorisant la grande diversité de son architecture.
Parmi les nombreux courants architecturaux qui ont fait Deauville, il y’en a quatre principaux : le Second Empire, le régionalisme normand, les chalets et un mélange d’Art Déco et d’Art Nouveau.
Il est caractérisé par une grande sobriété des murs, souvent en brique monochrome ou polychrome. Des ornements viennent animer ces façades, habillages de pierres taillées, niches, pilastres ou bustes. Erigé en 1873, le Cercle est le bâtiment le plus représentatif de ce courant à Deauville.

L’engouement pour l’architecture rurale du Pays d’Auge et du pays Normand se situe dans la continuité du mouvement historiciste. Deux méthodes permettent d’obtenir ce décor de façade. En premier lieu : le montage de pans de bois, d’appareillages de briques en damier, et des décrochements de toitures (balcons, faîtages, décrochements). En second lieu : le placage de sapin teinté, auquel on ajoute un enduit en béton avec surépaisseurs de peinture et des pièces obliques pour des motifs plus décoratifs (croix de Saint-André sous les appuis de fenêtres, motifs en feuille de fougère et croix complexe).
Meilleur représentant de ce style : la (1907), dont le caractère normand est renforcé par le jardin planté de pommiers. Léguée à la Ville de Deauville par donation en 1980, elle est classée à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1975.
Les références architecturales au chalet découlent d’une nouvelle conception de l’habitat au milieu du XIXème siècle qu’on qualifiait d’hygiéniste. L’importance de la nature, de la forêt et de l’air pur fondent un nouveau rapport au cadre de vie. La Villa Camélia en est un bel exemple. Elle fut construite en 1865.

Ces styles trouvent à Deauville quelques réalisations magistrales à l’écriture délibérément moderne. Le long des Planches s’installe en 1924 le remarquable établissement de bains, les Bains pompéiens, dessiné par l’architecte Charles Adda, également auteur de plusieurs villas à Deauville, qui remet au goût du jour l’activité balnéaire. Avec ses portiques, ses passages et ses bains, il est résolument moderniste. L’architecte ne fait aucun emprunt à l’architecture normande. Les structures à volumes simples, assez basses, sont réalisées en béton enduit et recouvertes de mosaïque. Les petites fenêtres sont Art Déco.
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