Avec les GPS MIO
A trente minutes de Grenoble, c’est tout simplement un pas de géant que vous allez faire sur ce parcours au carrefour de cinq massifs : Belledonne, Taillefer, Grandes-Rousses, Arves et Ecrins. Une ascension fulgurante dans un décor grandiose. Vous allez rester bouche bée devant ces hauteurs infinies de roche, ces falaises si hautes qu’elles sont inqualifiables. Et qui rappellent que la nature est plus forte que l’homme. Comme un brin d’humanité dans ce monde démesuré.
C’est ici que la Route départementale 1091 prend officiellement son nom. Celle-là même qui va vous conduire là haut, tout là haut, sur les sommets alpins.
Et d’abord, sur la fin du massif de Belledonne, les Ruines de Séchilienne : là, sur votre gauche, ce pan entier de roches qui s’est décroché de la montagne. La faute à d’incessants glissements de terrain. La montagne qui s’en va, comme une vieille dame qui ne tient plus debout. Une montagne entière qui menace de s’écrouler dans la Romanche, la rivière toute proche.
La Romanche, justement et Livet-et-Gavet ont une histoire commune : celle de l’hydroélectricité, de la sidérurgie, de la métallerie et de la papeterie. Une vieille histoire, belle et profitable, qui s’est terminée, mais qui va renaître de ses cendres. En 1896 est construite la centrale hydroélectrique de Livet, sur la Romanche, la première de la vallée. Les usines poussent aussi vite que l’eau de la rivière rejoint l’Isère. Jusqu’à 5.000 salariés à ses plus belles heures dans cette commune qui compte aujourd’hui 1.300 habitants. EDF est en train de reprendre les choses en main : une super centrale souterraine est dans les tuyaux. Et le boulot qui va avec aussi.
Arrêtez-vous, visitez le musée de la Romanche et admirez la vieille usine des Vernes, monument historique depuis 1992.

Dans ce décor génial, de bois, de résineux, de neige, de roche noire, d’animaux sauvages, de glace, d’air pur, la route monte, doucement et sûrement, jusqu’à Bourg-d’Oisans. Vous êtes à l’extrême Nord du parc national des Ecrins. Vous êtes aussi dans un ancien haut lieu de la résistance, et dans un temple du vélo. Des centaines de cyclistes amateurs s’y rendent l’été. Pour un défi énorme : grimper les quatorze kilomètres, et les vingt-et-un virages, mythiques, jusqu’à l’Alpe-d’Huez. 8% de pente en moyenne, avec des rampes à plus de 10%. Dur pour les mollets.
A Bourg-d’Oisans, profitez-en pour faire un tour au musée des minéraux et de la faune des Alpes.
C’est un peu le carrefour au milieu des pistes… La route tracée à flanc de falaise s’ouvre d’un coup sur le lac du Chambon. C’est le rendez-vous des amoureux de sports d’eau, l’été. Sur votre droite, la route grimpe, grimpe, grimpe, jusqu’aux Deux-Alpes, célèbre station hivernale.
Tout droit, vous filez sur La Grave, premier village des Hautes-Alpes avant le col du Lautaret.

Mais avant cela, admirez sur votre droite, majestueuse, la Meije. Cette montagne culmine à 3.983 mètres. C’est le toit des Alpes en Isère, mitoyen avec les Hautes-Alpes. La « Meije » veut dire « midi » en provençal. C’est à ce moment que le soleil s’offrait aux habitants. Pas de voie facile pour grimper la Meije. Nombre d’alpinistes s’y sont cassés les dents.
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