Avec les GPS MIO
L’hiver, loin des touristes, les gardians et manadiers se réapproprient la Camargue séculaire. Dans ce delta du Rhône, l’hiver est doux, baigné du climat méditerranéen. C’est la saison idéale pour découvrir ce coin de France authentique et sauvage où terre et mer s’entremêlent.
Traditions de l’avent
Hiver comme été, en Camargue le ciel et la mer sont d’un bleu immaculé. Dans ce pays de marécages et de terres salées par la mer, la nature fait corps avec le Rhône et la si proche Méditerranée, dont elle profite du climat favorable. L’hiver n’est pas la saison des courses de taureaux. Pourtant, le pays conserve son amour pour les fiers taureaux noirs. C’est le moment où les manadiers restaurent les palissades, castrent les bêtes et préparent les lâchers des taureaux dans les rues.
Dans chaque maison et chaque manade, l’époque de l’avent représente un moment particulier. Le 4 décembre, on plante le blé de la Sainte-Barbe et on prépare la crèche. A Aigues-Mortes, l’odeur de fleur d’oranger se répand dans les ruelles de la ville fortifiée : elle entre dans la composition de la fougasse de Noël. Les chants gitans remplacent les cantiques mais étreignent tout autant le cœur.

Camargue sauvage en hiver
Loin derrière l’Isle de Stel, bandeau de sable où les templiers élevaient des chevaux, aujourd’hui transformé en vignoble, on devine la mer et le port du Grau du Roi. En hiver, la belle plage de l’Espinguette retrouve toute sa beauté sauvage entre dunes et marais. Si les dunes se gonflent, les pyramides de sel d’Aigues-Mortes fondent avec les pluies hivernales.
De même, les marais salants deviennent le point d’ancrage des flamants roses, dont certains y vivent à l’année. Mais c’est dans le labyrinthe de marais de la « Grande » Camargue qu’il faut se perdre. Entre le mas de Cacharel et le domaine de Méjanes, on s’égare avec plaisir entre les digues, jusqu’au phare de la Gacholle.
Noël des Gardians
Le soir de Noël, on ne rate sous aucun prétexte les retraites aux flambeaux des Saintes-Maries de la Mer. Les gardians mènent les chevaux dans l’arène. Des Arlésiennes costumées se joignent aux cavaliers et défilent jusqu’à la messe de minuit. La tradition veut que l’on dîne de légumes du Pays et de morue à l’aïoli, la tout suivi des traditionnels treize desserts provençaux.

La plus grande messe se déroule dans l’abbatiale de Saint-Gilles. On y présente une crèche vivante. Après avoir conduit l’agneau dans une charrette, un chevalier de Malte et le fondateur de la nation gardiane, qui a pour vocation de maintenir les traditions gardianes, entrent dans l’église à cheval. La tradition y est intacte.
Informations :
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