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« Qu’il est loin mon pays, qu’il est loin / Parfois au fond de moi se raniment / L’eau verte du canal du Midi / Et la brique rouge des Minimes / moun païs, ô Toulouse, ô Toulouse » chantait Claude Nougaro. Qu’on en soit originaire ou simple visiteur, Toulouse laisse souvent un souvenir impérissable à ceux qui ont eu la chance de la connaître. Découverte.
Capitale de la région Midi-Pyrénées, 4ème ville française avec un peu moins de 500.000 habitants, Toulouse est aussi l’une des plus attractives. Blottie sur les rives de la Garonne, non loin des Pyrénées et de la Méditerranée, elle jouit d’un climat des plus agréable. Surnommée « la Ville rose » du fait de ses immeubles et maisons revêtus de tuiles rousses et de briques rose-orangées, elle est régulièrement classée en tête du palmarès des villes françaises les plus agréables à vivre. Largement de quoi séduire.
Le centre de Toulouse recèle de nombreux monuments, bâtiments, places et sites remarquables, à découvrir de préférence à pied. Au départ de l’Hôtel Dieu Saint-Jacques, un circuit permet de faire le tour des incontournables.

Situé sur la rive Sud de la Garonne, ce modeste musée installé dans un bâtiment centenaire cache un beau parc. Il donne presque directement sur le Pont-Neuf qui, comme à Paris, est en fait le plus ancien de la cité. Commencée en 1542, sa construction ne fut achevée qu’en 1632. Au moins cela lui a permis de durer : il a en effet résisté aux inondations les plus dures, y compris celle de 1875, quand l’eau atteignit le haut de ses arches. Ce pont est aussi un superbe point de vue sur les Pyrénées par temps clair.
Le Pont-Neuf débouche sur la rue de Metz. Tout droit : le Musée de la Fondation Bemberg, l’un des plus riches de Toulouse. A admirer à l’intérieur de cet hôtel de style Renaissance : une collection de peintures, scuptures et vases de différentes époques, de la Renaissance aux impressionnistes, en passant par le fauvisme.
Toujours rue de Metz, le Musée des Augustins ou Musée des Beaux-Arts est installé depuis 1793 dans un ancien couvent. Ce très bel ensemble monastique renferme un fond important de peintures et scuptures du début du Moyen-Âge aux premières années du XXème siècle et notamment, des oeuvres de grands noms comme Ingres, Delacroix, Corot, Courbet, Maillol, Rodin et Camille Claudel.
Faites un petit crochet par la place Saint-Etienne histoire de contempler la très belle cathédrale du même nom. Construite sur cinq siècles, du XIIIème au XVIIème, elle associe styles gothique méridional et gothique du Nord, ce qui lui confère toute son originalité.
Via la rue Boulbonne, la rue des Arts vous conduira place Saint-Georges. Lieu parfait pour se remettre de ses émotions artistiques en sirotant un apéritif. En empruntant la rue Saint-Antoine du T, qui tient ce nom étrange du monastère et de la chapelle des religieux de Saint-Antoine, qui portaient sur leurs tenues la croix égyptienne en forme de T, l’une des plus commerçante de la ville, profitez de l’animation de la place Wilson, ses nombreux bars et cafés.
Par la rue Lafayette, vous quittez la seconde la place la plus fréquentée de Toulouse pour rejoindre sa devancière, celle du Capitole. Avant d’admirer le point de rendez-vous préféré des Toulousains, vous pouvez vous aérer dans les jardins du Capitole, juste en amont. Aujourd’hui,
le capitole abrite la mairie de Toulouse ainsi que le Théâtre National du Capitole. A ne pas rater : ses huit colonnes de marbre rose en façade, sa cour Henri IV, témoin de l’assassinat du Duc de Montmorency et la salle des Illustres, inspirée de la Galerie Farnese de Rome.
Au nord de la place du Capitole, la rue du Taur laisse place à l’un des plus vastes édifices roman d’Occident. La basilique Saint-Sernin, construite intégralement en briques au XIème siècle, impressionne par l’ampleur et la beauté de sa nef.
Regagnez le Capitole puis, par la rue Léon Gambetta, vous pouvez faire un léger détour jusqu’à l’église des Jacobins avant de rejoindre les rives de la Garonne et la basilique Notre-Dame de la Daurade. Héritière d’un temple païen et d’un monastère bénédictin, l’édifice du XVIIIème siècle est le domicile d’une étonnante Vierge Noire. Il sera ensuite temps d’apprécier une rafraîchissante promenade le long des quais de la Garonne, de la place de la Daurade au Pont Saint-Pierre, qui vous permettra de rejoindre l’Hôtel Dieu Saint-Jacques, point de départ du circuit.

La Ville rose est l’une des places fortes de la gastronomie française. Patrie du Cassoulet, de la célèbre saucisse mais aussi de la violette, ses restaurants proposent également de nombreux plats à base de canard. Proximité avec la Gascogne oblige.
En marge des nombreux restaurants de qualité qui jalonnent le centre-ville de Toulouse, place Saint-George celui de Monsieur Georges décline un concept inédit. Ici, on peut manger de la cave au grenier. Aménagé à la façon d’une maison, il offre, selon les étages, différentes ambiances où se côtoient objets chinés et souvenirs de famille. Il est ainsi possible de choisir entre la cave voutée en briques roses et sa collection de vins du Sud-Ouest, la cuisine conviviale du rez-de-chaussée, la bibliothèque cosy du premier étage ou même le grenier, dont les balcons s’ouvrent sur la place. Au menu : des plats mijotés et copieux issus de la tradition familiale à des prix attractifs.
Pour ceux qui veulent passer derrière les fourneaux, les ateliers de cuisine ont fleuri ces derniers temps à Toulouse. L’Office, Cuisin’easy, Amis et fines herbes… tous sont dirigés par des chefs locaux renommés. Ouverts à tous, grands comme petits, dispensés en français ou en anglais, ces cours témoignent de l’importance et de la créativité de la gastronomie du Sud-Ouest de la France.
Dans la même mouvance, la concept store Boutique TOC, pour « Trouble obsessionnel culinaire », dédie 110m² au plaisir de cuisiner. Des ateliers thématiques y sont organisés en partenariat avec l’Office de tourisme de Toulouse, qui propose également des visites guidées à la découverte des saveurs et marchés de la ville. (Renseignements : 05 61 11 02 22)
— plaisir des yeux
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